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KOUROUBLOG

J'exposerai dans ce blog l'ensemble de mes etats d'âmes sur l'actualité politique du continent, critiquer ce qui est critiquable et proposer des alternatives viables.

28 novembre 2007

Afro-argentins rayés de l’histoire

Buenos Aires fut l’une des principales portes d’entrée par laquelle accostèrent les bateaux négriers qui avaient enlevé mes ancêtres et les vôtres de notre Mère Patrie, l’Afrique.

Afro-argentins rayés de l’histoire

 

- source : Lucía Dominga Molina - Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga - Ce document est tiré de ’Afroamericanos : Buscando raíces, afirmando identidad’, serie Aportes para el Debate No. 4. (Afro américains : recherche des racines, affirmation de l’identité)

Buenos Aires fut l’une des principales portes d’entrée par laquelle accostèrent les bateaux négriers qui avaient enlevé mes ancêtres et les vôtres de notre Mère Patrie, l’Afrique [1]

Il n’y avait pas de plantations ou de mines impliquant la présence d’un grand nombre d’esclaves noirs sur le territoire représentant aujourd’hui la République d’Argentine.

Cependant, notre pays a servi de passage pour que nos ancêtres soient emmenés vers Potosí, pour la sinistre exploitation minière ou pour travailler à la Casa de la Moneda, où on peut encore voir aujourd’hui les habitations inhumaines qu’ils occupaient dans la partie supérieure de l’édifice, connus sous le nom de ’duenderas’ (maison des esprits). Beaucoup d’entre eux sont restés sur cette route en tant que domestiques ou pour réaliser des travaux artisanaux dans les villes fondées par les Espagnols, parmi elles, Santa Fe de la Vera Cruz, qui est l’une de plus vieilles du pays.

Les chiffres donnés par les recensements coloniaux témoignent d’une présence importante d’Africains en Argentine. Selon le rapport de 1778, sur un total de 210.000 habitants, au moins 80.000 étaient noirs, mulâtres et ’szmbos’ (mélange noirs et métisses) ! Dans certaines villes, nous représentions 60% de la population, dans d’autres 45% ou 30% comme à Buenos Aires selon le recensement de 1810.

Les noirs sont déjà présents à Santa Fe lorsque la ville espagnole est fondée pour la première fois ("Santa Fe la Vieja", 1573). En témoignent les fouilles archéologiques réalisées dans des ruines découvertes par Don Agustín Zapata Gollán qui ont permis d’exhumer des pièces de céramiques extraordinaires (têtes, pipes, etc.) d’origine africaine. Dans son testament, Doña Jerónima de Contreras, fille légitime du fondateur de Santa Fe, Don Juan de Garay, et épouse du gouverneur Hernandarias de Saavedra, déclare qu’elle possède soixante quatre "pièces" de grands esclaves d’Angola, sans compter ceux qu’elle a offerts au Couvent Franciscain de Santa Fe, et à Fray Juan de Buenaventura, franciscain qui l’a soutenu elle, ses filles, ses beaux-fils et ses petits enfants pendant plus de 10 ans. Au moment de leur expulsion, les Jésuites de Santa Fe possédaient plus de 700 esclaves.

Pourtant, à défaut de disposer d’une documentation et de recherches profondes, on a toujours dit que le nombre d’esclaves à Santa Fe était insignifiant. Il n’y a pas de statistiques à ce sujet concernant la ville de Santa Fe dans le recensement de 1778 cité plus haut, et les chiffres de 1760 qui nous semblent peu crédibles parlent de moins de 20%. Dame Lina Beck-Bernard raconte dans ’Cinco Años en la Confederación Argentina’ le malaise que provoque en chaque habitant de Santa Fe le soulèvement du Général José de Urquiza (possiblement en septembre 1852) en ce qu’il envisageait la liberté des esclaves et donne une idée du nombre d’esclaves existants à une époque aussi avancée du siècle dernier : ’Mme D. était propriétaire jusqu’à ce matin de 30 ou 40 serviteurs, et voilà que ce soir elle s’est vue obligée de travailler elle-même dans la cuisine pour préparer le repas, et c’est également le cas pour chaque propriétaire de ces exploitations agricoles dans lesquelles travaillaient jusqu’à 100 esclaves, qui allaient se retrouver seuls et abandonnés par leur main d’œuvre d’un moment à l’autre.’

Rayés de l’histoire

Mais, tout d’un coup, comme par magie, vers la fin du XIXième siècle nous avions miraculeusement disparu, pour le plus grand bonheur de la société en général. À ce sujet, il est intéressant de lire un paragraphe du Recensement de 1895 : ’Bientôt, l’Argentine n’aura qu’une population totalement unifiée, formant une nouvelle et belle race blanche, produit du contact de toutes les nations européennes fécondées sur le sol américain.’

Les historiens essaient d’expliquer la ’disparition’ des Afro argentins en insistant sur la participation massive de ceux-ci à toutes les guerres du siècle dernier. Nos grands-parents étaient de la chair à canon pendant les invasions anglaises de 1806-1807 ; ils ont traversé, beaucoup d’entre eux enchaînés [détail à vérifier, dans la mesure où il n’est généralement pas recommandé de donner des armes à des gens enchaînés], les Andes, pour intégrer l’Armée Libératrice de San Martín, arrivant même jusqu’à Lima ; ils ont participé aux innombrables guerres intestines du pays, et le coup de grâce fut sans doute la néfaste Guerre de la Triple Alliance contre nos frères paraguayens.

Trois autres causes supplémentaires sont à signaler : la forte mortalité, associée à une faible natalité, conséquence des épouvantables conditions de vie qu’ils subissent (il est important de rappeler l’épidémie de fièvre jaune qui a frappé Buenos Aires et particulièrement les Afro-argentins) ; la fin du trafic des esclaves stipulée par l’Assemblée de l’An XIII (même si dans les faits, l’arrivée d’Africains se poursuivait. [mais clandestinement, c’est à dire dans des conditions encore plus inhumaines] ; sous le gouvernement de Don Juan Manuel de Rosas [1835-1852], le commerce des esclaves reprend à deux occasions) ; et finalement, on évoque un métissage accru, dans un contexte de manque d’hommes à cause de leur engagement dans les guerres ; enfin l’arrivée d’immigrants blancs venus d’Europe [fut un phénomène massif à partir de 1850].

Il ne faut pas oublier le fait que de nombreuses femmes noires se sont mariées avec des blancs pour que leurs enfants aient de meilleures chances, étant donné le niveau élevé de racisme dans la société.

Ces quatre causes, très logiques et très raisonnables, n’expliquent tout de même pas la pire des disparitions, jusqu’à la disparition de notre existence dans la mémoire collective. Ils nous ont rayé de l’histoire, nous n’existons pas, nous n’avons rien apporté. Nous sommes une curiosité exotique.

Il est impossible de comprendre cette réalité si on n’analyse pas le mythe de ’l’Argentine Blanche’, un mythe qui se construit vers la fin du siècle dernier avec ce qu’on a appelé la ’Generation de 1880’ pour laquelle l’œuvre de Domingo Faustino Sarmiento et Juan Bautista Alberdi s’inscrit comme antécédent et référence idéologique .

Le mythe de l’’Argentine blanche et européenne’

Sarmiento voyait bien que les habitants de notre pays n’étaient pas blancs, mais plutôt métis et mulâtres. Dans cette condition ’inférieure’ il crut découvrir l’origine de son (de l’Argentine) incapacité à organiser une démocratie civile. L’immigration est le seul espoir pour l’Argentine, disait-il .

La pensée de Sarmiento est profondément raciste, soutient l’historien Nord américain Reid Andrews : ’Même si Sarmiento est considéré comme le père du système d’éducation argentin, il pensait que les idées et l’éclaircissement (blanchiement) ne s’apprennent pas autant qu’ils ne se transmettent génétiquement. L’instruction seule ne serait pas suffisante pour sortir l’Argentine de sa barbarie, il fallait qu’il y ait une réelle infusion de gènes blancs’.

Alberdi, dont l’oeuvre ’Base y Puntos de Partida para la Organización de la República Argentina’ a eu une importance capitale dans la Constitution Nationale de 1853, toujours en vigueur, soutenait que nous les Argentins ’sommes des Européens adaptés à la vie en Amérique. (...) Tout ce qu’on appelle civilisation en Amérique est européen’. Il se différenciait de Sarmiento au sujet du métissage. Tandis que celui-ci s’y opposait totalement et défendait l’idée d’un développement séparé des races, Alberdi par contre souhaitait le mélange racial, ’puisque les gènes blancs sont supérieurs, le mélange des races produirait une amélioration indéfinie de l’espèce humaine’.

Ces idées étaient (et le sont encore dans beaucoup de cas) partagées par l’immense majorité de la population. Cela génère une société dans laquelle, naître ’différent’ ou avoir des habitudes ’différentes’ qui rompent avec l’uniformité officialisée entraîne des conséquences qui se manifestent de plusieurs manières, mais qui fondamentalement blessent l’auto estime des personnes discriminées, provoquent la honte, la timidité ou conduisent directement à l’aliénation, parce qu’on veut être ce qu’on n’est pas, et qu’on finit par n’être rien du tout.

Le stigmate de notre différence

Dans ce pays fièrement ’européen’ et prétendument ’blanc’, naître avec toutes les caractéristiques et la couleur de nos ancêtres génère un stigmate qu’il faut porter comme un écriteau publicitaire qui vante notre ’infériorité’ et notre ’dangerosité ’ ; tout vela doit être mis en échec et il nous faut remettre en question la ’blanchitude’ transformée en mythe par notre histoire, et acceptée de manière consensuelle par la société.

Ce stigmate devient une partie de nous, mais une partie refoulée, douloureuse, quelque chose dont on (ne) peut parler.

On se rend peu à peu compte qu’on est ’différent’, la brebis noire dans le troupeau, une espèce de ’vilain petit canard’, que presque personne ne traite comme un être égal aux autres. Pour emprunter les mots de James Baldwin : ’Les gens nous regardent comme si nous étions des zèbres. Et vous savez, il y a des gens qui ont de la sympathie pour les zèbres et d’autres non. Mais personne ne traite les zèbres comme des personnes..’

Dans la rue, on nous regarde comme une chose curieuse, étrange. Au moins, une fois par jour, une dame blonde ou un monsieur bien éduqué me demandent : Et vous, d’où venez-vous ? D’autres essaient de t’aider (répétant le schéma familier) en te traitant comme un animal de compagnie ou en te touchant les cheveux, car ils disent que ’ça porte chance’.

Le mythe sexuel est le plus traumatisant : être noire, c’est être chaude, c’est toute une garantie de plaisir érotique, quelque chose que tout le monde accepte. Lorsque j’étais plus jeune je me demandais souvent pourquoi les blanches ne montraient jamais leurs seins à la télévision, alors qu’on exhibait toujours les femmes noires et aborigènes avec leurs grosses et belles poitrines à l’air. Il faut aller chercher l’origine de ce mythe dans les viols que nos grands-mères esclaves subissaient systématiquement et en silence, non seulement dans les plantations, mais aussi dans les maisons familiales où elles travaillaient.

On essaye dès lors de trouver des semblables, on cherche l’égal. Ce phénomène se produit à deux niveaux, l’un général, en se regroupant et en sympathisant avec d’autres ’différents’, qui portent aussi le stigmate ; et l’autre spécifique, en essayant de nous joindre à d’autres noirs, qui en général sont seuls et abandonnés, errant aussi démunis et désorientés que nous.

Une série de conséquences en découlent. Tout d’abord, on commence à s’informer, à se rendre compte que nous avons une identité ethnique, que nous avons une histoire à reconstruire progressivement, puisque dans l’histoire ’officielle’ nous avons mystérieusement disparu. Sans laisser de traces.

À cela il faut ajouter le fait aggravant que généralement, nos parents, sous prétexte d’une intégration supposée nous ont transmis peu de chose ou rien du tout de cette appartenance ethnique.

À cette étape, on commence à élaborer une réflexion intellectuelle, on commence à réconcilier notre corps et nos sensations avec notre esprit, et à prendre conscience de qui nous sommes, de ce que nous sommes. C’est un peu comme trouver le remède contre ce symptôme douloureux généré par le stigmate. On peut désormais parler, dire qu’on est noir, on peut crier que l’on est, tout simplement.

De là, on arrive à un troisième stade, la fierté, la récupération de l’estime de soi, la cicatrisation de cette plaie ouverte et de ce malaise qui nous accompagne depuis toutes petites filles. Cette fierté, le fait de sentir que nous sommes belles et beaux, porteurs d’une culture millénaire et descendants de ces braves esclaves qui se sont toujours et sans cesse battus pour la liberté et la dignité.

Tout cela entraîne la destruction du stigmate, la revalorisation de la personne même, qui va permettre l’épanouissement individuel et le plus important, aide à ne pas s’isoler dans son coin, mais à mettre en place toute une action de diffusion, de militance pour la négritude, pour pouvoir retrouver l’équilibre, pour pouvoir récupérer quand on nous dépossède et pouvoir mettre fin à la répétition du schéma, pour pouvoir par cet engagement militant acquérir un savoir, qui n’est plus seulement intellectuel, mais qui s’est transformé en un savoir plus large, qui ne reste pas seulement niché dans notre esprit, mais qui est également vivant dans chaque pore de notre peau. [

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Pourquoi le système éducatif occidental est inapproprié pour les enfants d’origine africaine

Les parents noirs doivent comprendre qu’une éducation centrée sur eux devrait donc être une exigence absolue pour faire le contrepoids vis-à-vis de l’éducation occidentale.

Alors que nos enfants commencent une nouvelle année scolaire, je voudrais tenter d’expliquer à notre communauté, et en particulier aux jeunes parents pourquoi et comment l’enfant africain a été systématiquement mal instruit dans le monde occidental, ces 500 dernières années. Ceci, afin de comprendre les racines de certaines aberrations et comportements auto- destructeurs que l’on peut voir aujourd’hui dans notre communauté.C’est également dans le but d’aider les parents à prendre conscience du malaise actuel, afin qu’ils puissent offrir un avenir meilleur à leurs enfants et leur communauté. Il est impératif de ne plus laisser l’éducation des enfants dans les seules mains de l’éducation nationale occidentale. Il vaudrait mieux suivre le conseil de Malcolm X qui avait dit, il y a des années : « L’éducation de l’enfant noir commence quand la cloche sonne à l’école à 16 heures de l’après-midi » (cela variera d’un pays à l’autre selon l’heure de fermeture). Nous n’avons pas suivi son conseil, et aujourd’hui, notre jeunesse en subit les conséquences. La situation des enfants noirs tout autour de la planète s’est considérablement dégradée depuis l’époque de Malcolm X. Aujourd’hui, nous sommes obligés de suivre le conseil de Pr. Asa Hilliard, l’un des grands pédagogues africains décédé récemment, qui avait dit avant de nous quitter « L’éducation des peuples africains est une nécessité pressante. C’est une question de vie ou de mort. Nous ne devons plus permettre une nouvelle génération d’enfants n’ayant aucune identité et ignorant tout de l’Afrique. »

Le défunt professeur Amos Wilson, un des plus célèbres sociologues africains du 20ème siècle, a posé une question cruciale, que toute personne de notre communauté devrait se poser : « Quel est le but d’une éducation ? » Selon lui, beaucoup de noirs ont été formés pour penser que l’éducation « sert pour être embauché dans une entreprise occidentale cotée en bourse ». Selon le Pr. Wilson, ils se trompent, parce que le but d’une éducation, c’est d’améliorer et de faire avancer les intérêts de sa propre communauté tout en assurant sa survie. Les Indiens, les Chinois, les juifs et d’autres groupes ont compris cela, puisqu’ils le font. Notre communauté a souvent tendance à les regarder, en s’émerveillant de leur cohésion, et en se demandant pourquoi la nôtre en revanche semble si désorganisée et si désunie. Pourtant, quand on étudie la civilisation africaine, nos ancêtres l’avaient clairement compris. Un proverbe africain dit "Pour élever un enfant, il faut un village entier." S’il fallait un village entier pour élever un enfant africain, c’était parce que nos ancêtres travaillaient comme un seul groupe et qu’ils avaient compris qu’en arrivant à l’âge adulte, l’enfant ferait, à son tour, tout pour favoriser les intérêts de son village. Nos ancêtres n’ont jamais laissé l’éducation de leurs enfants au hasard, parce que la cohésion de leur société était d’une importance primordiale.

Alors, comment les Africains ont-ils fini par devenir un groupe si désorganisé et si divisé aujourd’hui ? « Pourquoi ne pouvons-nous pas être comme les Indiens et les Japonais ? » Question qu’un de mes neveux de 17 ans m’a posée, il y a quelques années. La réponse en fait est simple. « Parce que nous n’avons pas eu la même expérience historique. » Nous nous faisons un grand tort quand nous nous comparons à d’autres, car il ne faut comparer que ce qui est comparable, et non pas ce qui est différent. Nous sommes différents parce que l’Afrique a subi les assauts des Arabes et des Européens. Son peuple a été emmené par la force vers une autre terre et mis en esclavage. Ni les Indiens, ni les Japonais n’ont vécu pareille expérience, il est donc absolument inutile de se comparer à eux.

Après l’esclavage puis la colonisation, la vision de nos ancêtres pour instruire et élever leurs enfants avait disparu, car ils avaient perdu tout contrôle sur l’éducation de leurs enfants. Une nouvelle façon d’instruire et d’élever les enfants leur fut imposée. Pire, ce nouveau système d’éducation allait à l’encontre des intérêts et des besoins des Africains. En conséquence, aujourd’hui, comme le Pr. Wilson l’a encore précisé, les Africains n’ont jamais eu tant d’économistes, d’éducateurs, de sociologues, de médecins, d’artistes, d’avocats doués et instruits etc. Pourtant nous avons la pire santé, logement, et éducation de la planète, car notre éducation n’a jamais été conçue pour favoriser nos intérêts, mais plutôt les buts et les intérêts de nos oppresseurs. Le comportement autodestructeur et les paroles péjoratives de la génération rap est un exemple frappant d’enfants n’ayant pas appris à promouvoir leurs intérêts.

De plus, notre peuple possède des diplômes des écoles et des universités les plus prestigieuses. Il peut résoudre n’importe quel problème pour d’autres groupes mais, n’ayant pas reçu une éducation centrée sur lui, toutes ses connaissances s’avèrent nulles et non avenues quand il s’agit de ses propres problèmes. Parfois, plus ces personnes sont instruites, plus elles sont aliénées quant à leur culture africaine, et plus elles représentent une menace envers notre groupe car, dans la hâte de promouvoir les intérêts des autres, ils finissent souvent par faire du mal à leurs propres frères. Ainsi, Colin Powell, qui a envoyé des soldats africains américains pour tuer d’autres noirs à Grenade, ne devrait jamais être considéré comme un bon modèle par nos enfants si nous voulons libérer les Africains de l’oppression. Si les chefs d’états africains permettent à l’Occident de prendre leur richesse pour nourrir les Européens, et laissent eux-mêmes leur propre peuple affamé et face à la mort, c’est parce qu’on leur a enseigné à travailler contre leurs propres intérêts. A la fin de l’apartheid , au lieu d’effectuer des réparations et de redistribuer la terre comme première priorité, aux victimes noires d’Afrique du Sud, c’est la réconciliation avec des fermiers blancs (les criminels) qui est devenu le but principal. En conséquence, Nelson Mandela est fêté partout dans le monde occidental. Les Anglais ont même inauguré récemment une statue à son effigie à Londres. Par contre, la seule chose que les noirs sud-africains, les vraies victimes, ont reçue jusqu’à présent, c’est la propagande d’une vie heureuse dans une société mythique arc-en-ciel. C’est l’une des raisons pour lesquelles les parents africains doivent faire très attention aux types de modèles qu’ils présentent à leurs enfants. Danny Glover est un modèle bien meilleur pour nos enfants que Condoleeza Rice.

Cette nouvelle façon d’élever et d’éduquer les enfants noirs a toujours posé un problème dans le monde occidental. De nouveau, le Dr. Wilson nous donne une explication. C’est problématique, parce que les Africains n’ont pas été emmenés en Occident pour y être instruits, mais pour être de la main d’œuvre. Autrement dit, pour y travailler. Il y a plusieurs années, j’ai eu l‘occasion d’enseigner la culture africaine à des enfants dans un programme scolaire après l’école. La première question que je leur ai posée concernait la raison de notre présence ici, en Occident. Aucun d’eux n’a jamais répondu en disant que les Africains étaient ici pour travailler comme des domestiques pour les blancs. En fait, beaucoup de noirs répondraient à cette question par un vague "nous avons été emmenés ici comme esclaves." N’avez-vous jamais remarqué que tout ce qui est destiné au peuple noir, restent floue ? Par exemple, « Jésus revient bientôt » ou "Nous allons réduire la pauvreté en Afrique" ou "Nous voulons aider l’Afrique". « Quelle est la date précise du retour de Jésus ? Quand exactement vont-ils réduire la pauvreté, et de combien ? Sur quelle activité précise projettent-ils de se concentrer ? Nous ne le savons pas. Le langage est vague parce qu’il n’est pas destiné à être pris au sérieux, et ils savent que notre peuple ne demandera rien de plus précis. En échange, on nous demande d’y croire aveuglément, de regarder, de prier et d’attendre des jours meilleurs. Tout aussi floue.

Pourtant, ce que nous faisons ici est vraiment très spécifique. Nous travaillons pour nos maîtres blancs. Dans le sport et dans la musique, tous les propriétaires sont blancs, tandis que les joueurs et les chanteurs sont noirs. Même dans les pays où la population noire est majoritaire, nous retrouvons ce déséquilibre. Par exemple aux Caraïbes, la plupart des gérants d’entreprises, des propriétaires d’hôtels et des touristes sont blancs. Par contre, les ouvriers sont noirs. En Afrique, notre peuple extrait les diamants et l’or de la terre, tandis que les Libanais, les Juifs, les Indiens et les Occidentaux sont assis derrière leurs bureaux toute la journée, à récolter de l’argent. Cette incapacité à comprendre la vraie raison de notre présence ici, a amené notre communauté à de fausses conclusions, telles que celle qui consiste à penser que nous sommes en occident « pour vivre en paix et en harmonie avec des blancs. » Combien de fois avons-nous entendu les noirs dire qu’« ils (les noirs) ne voient pas la couleur ». Pourtant quand ils emménagent dans un quartier blanc, des blancs déménagent d’office. Si nous nous trompons tant au sujet de notre vraie raison d’être ici, et dans notre rapport avec les occidentaux, pourquoi est-il surprenant de voir nos enfants et notre communauté dans la plus grande confusion et avec autant des problèmes dans la vie quotidienne ?

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En 1888, Ernest RENAN, un philosophe français raciste a décrit la vision européenne de notre monde quand il a dit : "la nature nous a donné une race d’ouvriers, ils sont Chinois, une race pour travailler la terre, ils sont Africains, et une race de dirigeants et de soldats, ils sont Européens". C’est exactement le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ce système économique, organisé suivant une hiérarchie raciale, existe depuis 500 ans. Mais malheureusement les peuples d’origine africaine sont totalement inconscients de ce fait, parce qu’ils sont maintenus ignorants et non informés dans le monde entier. C’est aussi cette segmentation raciale du système économique qui est responsable de la pauvreté persistante, et du sous-développement en Afrique et dans les autres pays où notre peuple réside. A cause de notre ignorance, la propagande occidentale nous fait croire que c’est dû à l’incompétence et à la corruption de nos leaders. On est censé transférer notre haine vers nos leaders plutôt que vers le système économique raciste que les Européens ont délibérément mis en place pour appauvrir les Africains. Ils ont de la chance que la plupart des pauvres soient passifs, sinon, des milliers de révoltes éclateraient chaque jour, partout sur cette planète. Pour maintenir les africains dans la pauvreté , l’Occident contourne intentionnellement l’Afrique et les ghettos où beaucoup de nos gens vivent et investissent dans les pays asiatiques. La raison l’investissement chinois en Afrique fait peur aux Occidentaux aujourd’hui. Ils craignent que cela aide vraiment l’Afrique à sortir de la pauvreté, car cela menacerait leur système économique racialement segmenté. Pour punir les chinois, l’Occident a simplement monté une campagne de propagande en les accusant de vendre des produits non conformes et d’ignorer les droits de l’homme en Afrique.

Mais quand et où l’Occident a-t-il respecté les droits de l’homme en Afrique ?

En fait, la plupart des leaders anti démocrates en Afrique sont toujours au pouvoir à cause de l’Occident.

La corruption en Afrique n’est donc pas la cause de la pauvreté, mais une conséquence. Les gens en Afrique sont corrompus parce qu’ils ne gagnent pas assez d’argent pour vivre décemment. Ils ont donc parfois recours à des méthodes illégales pour joindre les deux bouts. En fait, partout où vous voyez le crime, regardez bien. Souvent vous trouverez un taux de chômage très élevé et des conditions de vie intolérables, parce que c’est une conséquence et non pas une cause. Améliorez les conditions de vie, et la corruption et le crime disparaîtront rapidement. C’est une équation très simple. Mais, bien sûr, cette solution n’intéresse personne, parce que le système capitaliste, qui n’est rien d’autre que le vieux système romain esclavagiste sous un nom différent , ne peut pas survivre sans l’accès à un grand nombre d’ouvriers impayés ou mal payés. Sous la mondialisation , son nom moderne, 80 % du monde continuent toujours d’être exploités par les 20 % qui continuent de posséder toujours toute la richesse. Changer le nom de temps en temps (le féodalisme, l’industrialisation, le capitalisme, le socialisme, le communisme, et aujourd’hui la mondialisation) est simplement une stratégie employée par l’Occident pour nous faire croire, à nous, masses ignorantes, qu’un véritable changement a lieu dans la société. Maintenant vous comprenez pourquoi dans chaque pays que vous visitez, dans chaque secteur d’activité, les propriétaires et ceux qui « tiennent les cordons de la bourse » sont toujours blancs ou presque, tandis que ceux qui travaillent, servent et sont exploités, sont toujours noirs ou presque. Voilà ce que les parents africains doivent comprendre pour pouvoir expliquer à leurs enfants, pourquoi les Africains se trouvent systématiquement en bas de l’échelle sociale.

Maintenant que nous savons que nous ne sommes pas là « pour vivre en paix et en harmonie avec les blancs » mais pour travailler, d’où leur est venue l’idée d’instruire les Noirs ? En fait, après que les Européens aient réussi à rendre nos ancêtres aussi ignorants que des bêtes qu’ils les avaient accusés d’être, après tant d’années d’esclavage, certains d’entre eux ont commencé à se rendre compte qu’au niveau stratégie financière, il était important de donner « aux nègres » un minimum d’éducation. Malgré les blancs qui continuaient de penser que « les nègres devaient toujours travailler comme des bêtes de somme et rester dans l’ignorance la plus totale », ils se sont finalement mis d’accord pour instruire nos ancêtres. Dans leurs plans d’origine, les Européens n’avaient nullement l’intention d’instruire les Africains. L’éducation de l’enfant noir dans le système d’éducation occidentale n’a donc jamais été conçue pour développer l’individualité ou l’intellect de l’enfant africain et l’aider à atteindre son potentiel maximum. La décision d’instruire fut strictement basée sur des conditions économiques de l’époque qui exigeaient quelques noirs instruits pour réaliser les objectifs des occidentaux.

Nous serions toujours analphabètes aujourd’hui si les Européens ne l’avaient pas jugé nécessaire. En fait, une des raisons pour laquelle les enfants africains vont si mal dans le système éducatif actuel, c’est parce que leur éducation continue de dépendre des besoins du système économique occidental. Pourtant, si vous écoutez la propagande, vous pouvez facilement croire que c’est à cause de leur faiblesse intellectuelle et de leur paresse. La réalité consiste au fait que le monde des affaires est relié à l’éducation , et donc, ce qui se passe dans le monde économique a un impact sur l’éducation. Le système éducatif fonctionne comme un goulot d’étranglement qui contrôle l’écoulement des étudiants entrant dans le monde du travail. Ainsi, si l’économie va bien, plus d’étudiants recevront un diplôme universitaire pour entrer dans le monde du travail, et si l’économie va mal, ce sera le contraire, c’est-à-dire, moins de diplôme accordés, afin de s’adapter à la baisse du nombre d’emplois.

L’économie occidentale ne va pas bien depuis plusieurs années parce que la nouvelle technologie n’a pas pu engendrer un grand nombre d’emplois comme l’ont fait par le passé les vieilles industries de l’acier et du charbon. En conséquence, les universités sont forcées de réduire le nombre de diplômés sortant de leurs établissements pour entrer dans le monde du travail. Il est évident que si leur économie souffre, cela aura un effet nuisible sur les Africains puisque notre éducation est intimement liée à l’état de l’économie occidentale depuis l’esclavage. Voilà pourquoi il y a très peu d’investissement dans l’éducation des noirs, parce qu’il y a un impératif économique pour réduire considérablement l’écoulement des enfants africains sortant de l’école pour entrer dans le monde du travail. Puisqu‘il n’y a aucun emploi disponible pour eux, inutile de gaspiller de l’argent pour leur éducation. Dois-je vous rappeler qu’il y a 400 ans, le chômage des noirs était totalement inexistant en Occident puisque c’était le plein emploi pour eux. De plus, ils travaillaient du lever au coucher du soleil. En fait, les Européens ne pouvaient pas construire des bateaux assez vite pour aller en Afrique kidnapper des Africains et les emmener en Occident pour travailler. N’est-ce pas ironique ? Le grand débat, actuellement en Occident, est de juguler l’immigration africaine par les quotas et par la pratique aisée des langues occidentales, critères pour les Africains qui émigrent.En France, ils ont même décidé d’évaluer l’ADN des immigrés qui veulent rejoindre leurs propres familles.

Quel dommage que les Européens n’aient pas exécuté ces pratiques il y a 500 ans, parce qu’ils auraient évité bien des problèmes aux Africains.

Si nous admettons que dans le système occidental, l’importance d’un individu dépend de sa valeur financière , on comprend la raison pour laquelle les enfants africains sont handicapés plutôt qu’avantagés d’où leur échec à l’école. Conscients des perturbations sociales que des jeunes gens en bonne santé, en âge de travailler mais incapables de trouver un emploi, peuvent créer dans la société, ils ont décidé d’envoyer nos jeunes gens en prison afin d’empêcher des révoltes comme celles produites dans les banlieues françaises il y a deux ans. C’est pourquoi « la tolérance zéro » a été introduite, et qu’un jeune Africain américain de 15 ans ayant volé une simple barre de chocolat, a pris 15 ans de prison par la justice américaine. Pour calmer la douleur des jeunes qui ont perdu tout espoir d’un avenir meilleur, ils injectent de la drogue dans nos communautés et prient pour leur disparition rapide, soit par overdose, ou soit par balle dans la tête, se comportant comme des patrons de mafia se battant pour leur territoire.

Quand les Européens ont finalement décidé qu’il était dans leur intérêt d’instruire les Africains, ils ont dû revoir le problème de transmission de l’information. Que devaient-ils enseigner à ces Noirs ? Toutes les aberrations et les comportements autodestructeurs dans notre communauté, trouvent leurs racines au moment précis où les Européens ont dû prendre une décision concernant le type d’information qu’ils allaient transmettre à nos enfants. Quand les enfants africains se préparèrent à intégrer le système scolaire occidental pour la première fois,

il y eut une grande crainte parmi les blancs.

Si les noirs recevaient la « mauvaise information » (la vérité), ils perdraient tout contrôle sur eux , d’autant plus que la population noire dépassait numériquement celle des blancs dans le nouveau monde à ce moment-là. (Les Africains sont devenus depuis la minorité)

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23 novembre 2007

Venance Konan (journaliste-écrivain) : “Peut-on vraiment prendre nos dirigeants au sérieux ?”


vendredi 23 novembre 2007 - Par Le Nouveau Réveil Taille des caractères

   

Lorsque l'on est seul dans sa chambre, loin de tout regard, on peut se mettre nu et faire toutes les cabrioles et grimaces que l'on veut. Mais lorsque l'on se trouve dans la foule, sous le regard des autres, ce genre de jeu n'est permis qu'aux enfants. L'Afrique est sortie de son isolement depuis plus d'un siècle et fait désormais partie intégrante de la communauté internationale. Tout ce qu'elle fait est vu dans le monde entier, tout comme elle voit tout ce qui se passe dans le reste du monde. Il s'agit aujourd'hui pour ce continent de savoir s'il doit se comporter comme un enfant ou comme une personne adulte. La question n'est plus pour nous de revendiquer une souveraineté que personne ne nous conteste, mais de nous en montrer dignes. Quel spectacle offrons-nous ? Celui de pays qui rusent avec des principes qu'ils se sont librement établis, des pays assis au bord de l'eau sur d'immenses richesses mais qui meurent de faim et de soif, des pays qui répètent à longueur de journée qu'il faut les respecter parce qu'ils sont adultes, mais qui se comportent comme des enfants, des pays incapables de se construire ne serait-ce que de quoi satisfaire leurs besoins les plus primaires. Au Bénin où je me trouve en ce moment, j'ai découvert un jour au bord du lac Ahémé trois latrines en bois sur lesquelles il était écrit : " financement : coopération française ". Quelle maturité peut-on revendiquer lorsque l'on est incapable de se construire des chiottes ? Il y a quelque temps nous avions vu à la télévision madame Gbagbo féliciter chaudement l'ambassadeur des Etats-Unis parce qu'il avait offert quelques malheureux fours servant à fabriquer du pain dit ghanéen à des femmes d'Adjoufou. Pensons aux immenses richesses de l'ex-Zaïre dilapidées par feu Mobutu dans des dépenses aussi somptueuses qu'inutiles, à celles du Gabon accaparées et gaspillées par le clan Bongo. Il est établi que des barrages sur le fleuve Congo seraient de nature à fournir de l'électricité à une bonne partie de tout le continent africain. Mais que fait-on de ce fleuve ? Depuis quelques années il ne sert qu'à charrier les cadavres des innombrables guerres qui déchirent le pays qu'il traverse. Observons la minuscule mais très riche Guinée Equatoriale. A voir les frasques du fils du président qui est aussi ministre, on peut parier que les richesses de ce pays ne profiteront jamais à l'immense majorité de la population qui continuera pendant encore longtemps de croupir dans la misère. Pensons aux énormes fonds de souveraineté que se sont octroyés le chef de l'Etat et le premier ministre de la Côte d'Ivoire, aux massifs détournements de fonds dans la filière du cacao et aux palais tout aussi inutiles que coûteux que le chef de l'Etat est en train de construire à Yamoussoukro, pendant que l'on quémande de l'argent pour faire les audiences foraines et organiser les élections. Peut-on vraiment prendre ces pays et leurs dirigeants au sérieux ? Peut-on les considérer comme matures ?
Il en est de même de la démocratie. Il faut des démocrates pour bâtir une démocratie. Tous nos chefs se proclament démocrates. Certains, comme le nôtre, revendiquent même la paternité de la démocratie dans leurs pays. Mais qu'y a-t-il de démocrate dans leurs comportements ? Lequel d'entre eux respecte scrupuleusement les principes démocratiques ? Leur unique souci est de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quitte à ruiner totalement leurs pays et à marcher sur des monceaux de cadavres dans cette entreprise. L'habileté politique de nos chefs consiste uniquement à ruser avec les principes démocratiques, à mettre leurs opposants sous l'éteignoir, à tenir le peuple en laisse et à dribbler la communauté internationale. Et les peuples ? Que comprennent-ils à la démocratie ? Pour l'essentiel, ces peuples, analphabètes dans leur immense majorité, traumatisés par la colonisation, les régimes de partis uniques ou militaires, les " dictatures démocratiques " que nous connaissons depuis les années 90, sont complètement abrutis par la misère et les constantes atteintes à leurs droits les plus élémentaires. Leur unique préoccupation est de survivre. Nous ne dirons pas pour autant que les peuples d'Afrique ne sont pas mûrs pour la démocratie. Il n'y a pas un âge que l'on doit atteindre avant de pouvoir pratiquer la démocratie. Tout comme l'on apprend à marcher en marchant, on devient démocrate en pratiquant la démocratie. On n'a pas besoin d'atteindre un âge précis ou un niveau donné de développement pour respecter les droits de l'homme. Ce qui nous a manqué est l'apprentissage de cette démocratie. Ceux qui devaient inculquer les valeurs démocratiques aux peuples sont avant tout les élites politiques et intellectuelles. Or les élites politiques, obsédées par la conquête et la conservation du pouvoir, n'ont souscrit à la démocratie que du bout des lèvres, pour ne pas se faire couper les subsides du monde riche. Quant aux élites intellectuelles, elles ont presque partout été soit achetées par les pouvoirs politiques, quand elles ne se sont pas données d'elles-mêmes, pour avoir une part de pouvoir avec ce qui va avec, soit réduites au silence par des intimidations, des emprisonnements, quand elles n'ont pas été purement et simplement éliminées. Finalement, la démocratie en Afrique n'est qu'une enveloppe vide que l'on brandit pour tenter de séduire l'occident, qui de son côté n'est pas du tout dupe, mais a une opinion publique qui réclame des salaires toujours plus élevés et des prix à la consommation toujours plus bas. Ce n'est pas la faute à l'occident si les intérêts de nos pays et de nos peuples sont les derniers des soucis de nos dirigeants.
La seule bataille que nous menons sur ce continent, celle pour laquelle nous sommes prêts à donner nos vies, est celle pour la conquête du pouvoir politique qui signifie accaparement des ressources du pays. Nous nous accommodons ou nous nous offusquons de ce que le chef de l'Etat s'octroie des fonds de souveraineté faramineux, selon que l'on appartient ou non au clan, c'est-à-dire selon que nous avons ou non des chances raisonnables d'en capter quelques miettes. Quel douanier, directeur ou ministre corrompu n'est pas adulé dans son village ou dans sa région, pourvu qu'il redistribue une partie de ce qu'il vole à l'Etat ? Cela fait déjà deux ans que nous attendons de pouvoir nous étriper pour cette conquête du pouvoir. Sans doute parce que nous sommes tous issus de sociétés dont l'économie était essentiellement basée sur la cueillette, nous n'avons pas encore intégré l'industrie dans nos schémas de pensée. Le pouvoir politique est dans notre esprit la voie la plus rapide, pour ne pas dire la seule, pour accéder aux richesses. Lorsque l'on accède au pouvoir politique, on n'a pas besoin de planter et attendre. On n'a pas besoin d'investir et attendre des retours sur investissement. Il suffit de cueillir. C'est donc pour la conquête du pouvoir politique que nous mobilisons nos intelligences et nos énergies. Et comme nous n'avons pas non plus intégré les idées de nation, d'intérêt général, nous raisonnons en terme de famille, de clan, de tribu, d'ethnie, de région. Qui lit les programmes des candidats en Afrique ? Qui se préoccupe de leurs compétences ? La seule chose qui compte est que le candidat issu du clan ou de la région parvienne au pouvoir. Parce qu'il pensera d'abord au clan. Du moins le croyons-nous et le souhaitons-nous. Et nous voici tous prêts en Côte d'Ivoire, à soutenir soit Gbagbo, soit Bédié, soit Ouattara, sans nous poser la question de savoir ce que chacun de ces hommes qui ont eu à exercer le pouvoir a apporté de positif à ce pays, ou plutôt tout en sachant pertinemment que les malheurs de ce pays viennent de ces trois hommes. Combien d'entre nous voterons pour un candidat qui n'est pas issu de son clan, de sa région ?
La démocratie a été totalement dévoyée sur notre continent. Certains parlent de décalage culturel. Nous n'en croyons pas un mot. Sauf à penser que les Africains sont d'une essence différente des autres hommes, la démocratie qui s'est installée dans presque toutes les parties du monde a aussi sa place sur notre continent. Il existe des exemples de démocratie réussie en Afrique. Ils sont rares, certes, mais ils existent. Le respect de la vie, de la liberté, et des droits des autres n'est pas une faculté réservée aux autres peuples de la terre mais déniée à l'Africain. Les dictatures ne sont pas non plus l'apanage de la seule Afrique. Hitler, Staline, Milosevic, Pol Pot, Pinochet ou Saddam Hussein ne viennent pas d'Afrique. Le choix de la dictature ou de la démocratie est opéré par des hommes, selon qu'ils veulent régner pour leurs seuls intérêts ou pour ceux de leurs peuples. Les dictateurs règnent plus facilement sur les peuples qu'ils ont réussi à abrutir. L'assassinat de l'école et la destruction de tous les lieux de culture par le régime de Laurent Gbagbo n'obéissent à rien d'autre qu'au désir d'asservir le peuple pour faire perdurer son pouvoir. Et les raisonnements tenus par certains intellectuels, ceux du FPI notamment, tendent à prouver que sur ce point au moins, il est en train de réussir. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi terroriser le peuple. C'est ce à quoi s'emploient les CECOS et autres milices déguisées en policiers, gendarmes ou militaires. Cependant, il appartient aux peuples d'accepter de subir une dictature ou de se battre contre elle. Les exemples de peuples qui se sont défaits de cruelles dictatures abondent dans l'histoire récente de notre continent. C'est aux Ivoiriens de s'en inspirer.
venancekonan@yahoo.fr

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22 novembre 2007

Nicolas Sarkozy est revenu nous insulter sur nos terres

En dédouanant la colonisation des conséquences désastreuses de quelques-uns de ses nombreux crimes, en faisant les louanges de la colonisation, le Président français prouve, à suffisance, qu’il a l’intime conviction que les responsables politiques africains manquent singulièrement de courage devant l’adversité.

Nicolas Sarkozy est revenu nous insulter sur nos terres

Les oreilles de l’Afrique bourdonnent encore des propos méprisants proférés, lors d’une visite officielle en Décembre 2006 au Mali, par le candidat à l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy.

Analysant sa tristement célèbre phrase « La France n’a pas besoin de l’Afrique » , d’aucuns avaient cru, à tort ou à raison, que celle-ci rentrait seulement dans le cadre d’une stratégie électorale destinée à capter les voix des militants de l’extrême droite de son pays et de ses compatriotes qui vivent de l’Afrique tout en voulant faire croire le contraire.

Mais pour montrer qu’il reste cohérent dans ses rapports hautains avec l’Afrique, Nicolas Sarkozy, moins de trois mois après son élection à la tête de l’Etat français, précisément le 26 juillet 2007, s’est empressé de venir nous humilier, à nouveau.

Pour ce faire, il a choisi de s’adresser à la jeunesse africaine depuis le Sénégal autre symbole de la domination outrancière de son pays à travers ses bases militaires et sa pléthore d’expatriés.

Et Abdoulaye Wade, le maître du Sénégal l’a mis dans les meilleures conditions en lui offrant l’espace de l’université Cheikh Anta Diop, haut symbole de la Renaissance Africaine.

Devant un public nombreux, qui se dégrossissait progressivement, n’en pouvant plus d’entendre ses paroles méprisantes et méprisables, Nicolas Sarkozy a tenu un long discours où les contradictions les plus flagrantes côtoient allégrement les contre-vérités criardes qui témoignent de sa méconnaissance totale de l’histoire africaine sinon de sa volonté de rabaisser les Africains.

Voici deux exemples, entre autres, des incohérences des propos du Président français.

« Je veux, ce soir, m’adresser, à tous les Africains qui sont si différents les uns des autres, qui n’ont pas la même langue, qui n’ont pas la même religion, qui n’ont pas les mêmes coutumes, qui n’ont pas la même culture, qui n’ont pas la même histoire et qui pourtant se reconnaissent les uns les autres comme des Africains. Là réside le premier mystère de l’Afrique. »

Aucun étranger ne pouvant connaître un peuple mieux que ce dernier, Nicolas Sarkozy voit un mystère là où il n’y en a pas. Il ignore ou feint d’ignorer que les migrations à l’intérieur de l’Afrique, font que chaque groupe humain, sur toute l’étendue du continent au sud du Sahara, est une branche d’un tronc commun dont il a gardé l’essentiel de la vision du monde. Plus que le partage de l’espace physique, c’est le partage d’une tradition commune qui fait que les Africains se sentent tous des Africains.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Nicolas Sarkozy donne de l’ampleur à ses contradictions en parlant, plus loin, dans son discours du paysan africain et non de paysans africains.

Dans le second exemple d’incohérence, il affirme :

« Oui, je veux m’adresser à tous les habitants de ce continent meurtri, et, en particulier, aux jeunes, à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois vous combattez et vous haïssez encore mais qui pourtant vous reconnaissez comme frères, frères dans la souffrance, frères dans l’humiliation, frères dans la révolte, frères dans l’espérance, frère dans le sentiment que vous éprouvez d’une destinée commune, frères à travers cette foi mystérieuse qui vous rattache à la terre africaine, foi qui se transmet de génération en génération et que l’exil lui-même ne peut effacer. »

A l’évidence, il n’est pas nécessaire d’être un surdoué de la raison raisonnante pour s’apercevoir que cette partie du discours s’inscrit en faux contre ses propos ci-dessus cités.

En effet, si les jeunes africains se sentent mus par une destinée commune et par la même foi mystérieuse, transmise de génération en génération et qui les rattache à leur Matrie, l’Afrique, c’est bien par ce que les Africains ne sont pas différents les uns des autres.

Par ailleurs, pour donner du crédit à ses affirmations légères, Nicolas Sarkozy aurait pu citer un exemple où des jeunes africains ont quitté leur pays pour aller en combattre d’autres ; ou un autre dans lequel des jeunes du même pays se sont battus les uns contre les autres sans, le cas échéant, avoir été manipulés par des adultes inconscients dont le but ultime est de jouir de miettes de pouvoir que, justement, la France ou d’autres puissances occidentales, consent à leur donner pour services rendus.

Mais le Président français sait ce genre d’exercice périlleux !

Il a donc préféré se contenter d’affirmations gratuites ; l’essentiel étant pour lui d’essayer d’accentuer le complexe d’infériorité des jeunes Africains et surtout de leur faire tourner le dos à leurs Ancêtres et à la Tradition patiemment élaborée par eux.

Les passages, ci-dessous de son discours sont significatifs à cet égard.

« La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages et de la pollution ».

Puis, parlant des bienfaits imaginaires du colon, il ajoute :

« Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs. »

En dédouanant la colonisation des conséquences désastreuses de quelques-uns de ses nombreux crimes, en faisant les louanges de la colonisation, le Président français prouve, à suffisance, qu’il a l’intime conviction que les responsables politiques africains manquent singulièrement de courage devant l’adversité.

Les observateurs attentifs auront remarqué qu’aucune question de la presse, ni la tournure de sa conférence ne l’ont invité à un tel épanchement de sentiments irrespectueux.

Et les mêmes observateurs auront également noté qu’en Libye où il s’était rendu la veille de sa visite au Sénégal, comme en Algérie et en Tunisie où il a également été reçu, depuis son élection, l’audacieux Président français n’a pas osé tenir le même discours.

Il sait pertinemment que la réaction des dirigeants de ces pays aurait été immédiate pour relever le caractère mensonger des affirmations historiques totalement infondées qu’il sert à l’Afrique des dirigeants noirs, majoritairement ignorants de l’histoire de leur peuple et prêts à toutes les compromissions pour conserver leur mandat de nouveaux gouverneurs de l’Afrique et pour survivre de mendicité internationale.

Il convient de porter à la connaissance de nos dirigeants et de rappeler à leur hôte encombrant et arrogant ainsi qu’à ses inspirateurs, c’est-à-dire, les africanistes euro-centristes, révisionnistes, négationnistes et négophobes une vérité immuable.

La qualité d’une civilisation se mesure à sa capacité à garantir à tout son peuple la satisfaction des besoins fondamentaux de la vie ; à savoir une éducation de qualité, une santé de qualité, une nourriture de qualité, un logement décent, un habillement convenable.

Or, jusqu’à la veille de la colonisation, commencée au Sénégal, dans la seconde moitié du 19ème siècle, l’Afrique était en avance sur l’Europe dans les domaines essentiels de la grande activité humaine.

Au plan éducatif, la distribution du savoir et de la connaissance se faisait, en Afrique, à travers la structure verticale familiale et la structure horizontale sociale au sein de classes d’âge. Ainsi, dès l’adolescence, l’enfant connaissait l’essentiel des mythes fondateurs de la société, savait ce que cette société attendait de lui, était imprégné du sens de la solidarité active, du sens du sacrifice utile, etc.

En France, puisque c’est la France qui nous intéresse, la grande majorité des enfants issus du tiers-Etat, qui représentait plus de 80 pour cents de la population, ne savait rien à l’extérieur des frontières de leur village. Il faudra attendre Jules Ferry, qui libérera l’école de l’emprise de l’église pour que vers la fin du 19ème siècle, plus d’enfants puissent découvrir d’autres réalités.

Au plan de la santé, de la nourriture, et du logement, le silence des ouvrages occidentaux pourtant prompts à dénigrer l’Afrique, sur l’existence d’handicapés physiques, d’handicapés mentaux, de famines, de mendiants, de sans-abri, est la meilleure preuve que le colon a trouvé, à son arrivée en terre africaine, un peuple sain de corps et d’esprit.

En France, les épidémies répétitives de peste, de choléra, de diarrhées vertes, de fièvre typhoïde, de tuberculose étaient responsables de milliers de morts tandis que les famines et l’appropriation des terres par la noblesse et le clergé, faisaient d’autres milliers de vagabonds qui finissaient régulièrement dans les prisons.

Au plan de la science, il n’est pas inutile de rappeler, entre autres réalités, que l’Europe attendra le 15ème siècle pour découvrir, grâce à ses télescopes, l’étoile naine Pô-Tolo, compagne de Sirius connue des Africains depuis les temps immémoriaux.

Il est intéressant de rappeler, également, que c’est grâce aux Africains, que Nicolas Sarkozy a pu inscrire dans son agenda le mois et les jours de ses visites en Afrique ; car ce sont bien les Africains qui ont inventé le calendrier et aussi l’écriture.

La vérité vraie est que la colonisation a tiré l’Afrique vers le bas.

Pour construire ses ponts et ses routes afin d’acheminer vers les ports et à destination de l’Europe les matières premières volées à l’Afrique, le colon a réquisitionné, dans le cadre du travail public obligatoire, les forces vives des villes et des villages, qui par dizaines de milliers ont perdu la vie, qui par d’autres dizaines de milliers sont devenus des handicapés à vie.

Pour construire ses ponts et ses routes afin d’acheminer vers les ports et à destination de l’Europe les matières premières volées à l’Afrique, le colon a déplacé des populations entières de régions où elles avaient choisi de se fixer du fait de l’environnement favorable, pour les obliger à s’installer, presque toujours, dans des régions hostiles.

En construisant ses hôpitaux et ses dispensaires, afin de disposer, à tout moment, d’une masse de serviteurs en bonne santé, le colon a tout simplement voulu pallier le recul de la médecine traditionnelle que les spécialistes africains ne pouvaient plus assurer avec efficacité ayant été éloignés des régions dont ils connaissaient les plantes médicinales.

En construisant ses écoles, le colon a cherché à façonner un Africain déculturé, acculturé, reprogrammé pour se renier. Car l’école et particulièrement sa langue de formation véhiculent un univers culturel propre ; à ce titre, l’école française, comme toutes les écoles occidentales, est un instrument de génocide culturel.

Aujourd’hui, comme hier, toutes ses infrastructures routières, portuaires, sanitaires, scolaires, continuent de servir la France et la France seulement dans l’intérêt exclusif de laquelle elles ont été réalisées aux prix d’énormes sacrifices auxquels les Africains ont été contraints et forcés.

On se souvient encore qu’après le « Non » de Séku Turé, à la communauté française, en 1958, le Général de gaulle a vidé la Guinée de tout ce qu’il pouvait ; jusques et y compris les machines à dactylographier, les stylos et les gommes.

A l’évidence, s’il avait pu, il aurait enroulé ses ponts et ses routes pour les emporter avec lui.

Si l’Afrique croule sous le poids humiliant des maladies chroniques, des famines, de la dictature responsable de ses autres maux, à savoir la prévarication, la corruption, les génocides, etc. c’est toujours à cause de la colonisation dont la nouvelle forme est le néocolonialisme.

C’est pendant la colonisation que les maladies vénériennes telles que la syphilis, la blennorragie, les affections comme la lèpre, l’onchocercose, la maladie du sommeil etc. ont fait leur apparition en Afrique.

C’est après la colonisation que les Pères fondateurs de la Nation ont fait leur apparition, dont la plupart se sont proclamés Présidents à Vie, avant d’instituer une « Monarchie Présidentielle » qui peut remplacer le père par le fils.

A-t-on jamais entendu la France condamner, ne serait-ce que du bout des lèvres, ces pratiques malsaines ?

A-t-on jamais entendu la France dire non à l’approvisionnement des comptes de ses banques, à l’investissement dans son patrimoine immobilier des centaines voire les milliers de milliards de francs CFA régulièrement volés à l’Afrique par ses dirigeants corrompus au vu et au su de tous et surtout de ses services de renseignements ?

Mais le Président français et ses inspirateurs africanistes euro-centristes négationnistes, révisionnistes et négrophobes ne sont pas troublés par les contrevérités et les contradictions qui cheminent ensemble dans leurs discours habituels, toujours enclins qu’ils sont à vouloir réécrire l’histoire de l’Afrique à la place des Africains.

Leur objectif vise à substituer aux millénaires de vie commune et de Tradition africaine, la durée de la colonisation, si éphémère sur l’échelle du temps ; à peine une cinquantaine d’années !

Cet objectif est rappelé par Nicolas Sarkozy avec insistance :

« La colonisation fut une grande faute mais de cette grande faute est né l’embryon d’une destinée commune. Et cette idée me tient particulièrement à cœur »,

« Pour le meilleur comme pour le pire, la colonisation a transformé l’homme africain et l’homme européen »,

« Je suis venu vous dire que cette part africaine et cette part européenne de vous-même forment votre identité déchirée »,

Et, croyant la jeunesse africaine aussi ignorante et résignée que ses dirigeants politiques, il lui certifie que c’est la seule voie possible pour connaître le bonheur de vivre.

« Je suis venu vous dire que la part d’Europe qui est en vous est le fruit d’un grand péché d’orgueil de l’occident mais que cette part d’Europe en vous n’est pas indigne » ,

« Car elle est l’appel de la liberté, de l’émancipation, de la justice et de l’égalité entre les femmes et les hommes »,

« Car elle est l’appel à la raison et à la conscience universelles »,

« Le défi de l’Afrique...c’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, les libertés, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes ».

Mais la jeunesse africaine sait qui elle est et ce qu’elle vaut. Elle comprend donc parfaitement que le métissage culturel auquel elle est invitée a pour finalité de diluer les valeurs inégalables de son peuple dans une prétendue civilisation mondiale qui se conjugue exclusivement au mode et au temps de la civilisation judéo-chrétienne, occidentale et ultralibérale.

La jeunesse africaine sait que, pendant que les Européens vivaient dans des huttes et sous des tentes, pendant qu’ils s’habillaient de peaux de bêtes, faisaient des sacrifices humains, ses Aïeux bâtissaient des pyramides et édictaient 42 commandements, ancêtres des 10 commandements de Moïse, afin que soit maintenu par les humains l’Equilibre de la création dans le respect strict de la Justice et de l’Harmonie Universelles.

La jeunesse africaine sait qu’en présentant le Créateur comme une entité androgyne, ses Ancêtres proclamaient la complémentarité de la femme et de l’homme.

La jeunesse africaine sait que la Charte du Mandé, élaborée au 13ème siècle par Sundiata Keïta et ses compagnons, précède la Déclaration des droits de l’Homme et des Peuples de 600 ans.

La jeunesse africaine sait que pendant toute l’Europe étaient parsemée de prisons privatives de liberté, pas même un semblant de cellule n’existait nulle part en Afrique. Car, dans la Vision Africaine du Monde, l’être humain est une parcelle de la Force Vitale Divine emprisonnée dans un corps ; aussi sacré que Dieu, on ne peut l’emprisonner parce que nul ne peut emprisonner Dieu.

La jeunesse africaine sait que la Renaissance Africaine passe nécessairement par la réappropriation de toute la Tradition léguée par ses Ancêtres.

Elle sait que la Tradition est antérieure à la Religion, qu’elle est la Vision du Monde par laquelle un peuple appréhende et agit sur tout son environnement palpable et invisible.

Elle sait que la Tradition est l’âme d’un peuple et la Tradition n’est jamais statique ; elle est dynamique et elle suit l’évolution de son temps en s’élaguant d’éléments obsolètes et en s’enrichissant d’éléments nouveaux parfaitement digérables, par elle-même choisis et par elle seule.

La jeunesse africaine sait que seule la Tradition patiemment élaborée par ses Aïeux lui permettra de retrouver et de s’imprégner de la confiance des grands Bâtisseurs qu’ils étaient ; les meilleurs modèles à suivre sont toujours les modèles issus de ses propres rangs.

Elle est, à présent, animée de la certitude que ses Ancêtres ont été les guides éclairés de toute l’humanité, ayant été les premiers à explorer et à déblayer tous les sentiers de l’immense activité humaine.

Voilà pourquoi elle n’a aucun mal, contrairement à ses dirigeants politiques, à se rendre compte des immenses lacunes du Président français dans sa lecture de l’histoire africaine, lorsque ce dernier déclare péremptoire :

« Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour. C’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé »,

« Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter »,

« Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres. »

La jeunesse africaine sait que le Présent est toujours la conséquence du Passé et que l’Avenir sera celle du présent. C’est le triptyque du Temps dont les trois dimensions sont étroitement liées.

Aussi, pour que l’Avenir soit conforme qu’à ses attentes, tout peuple digne de ce nom, doit reconstruire et consolider son Présent si celui-ci est phagocyté par des valeurs étrangères qui tuent pour survivre.

Si cela n’est pas vrai, que Nicolas Sarkozy et ses inspirateurs africanistes euro-centristes négationnistes, révisionnistes et négrophobes expliquent au monde pourquoi le Passé de leur peuple, depuis le commencement, est enseigné dans les écoles françaises, pourquoi toute trace de l’occupation allemande a été effacée de la société française, pourquoi ils ne conseillent pas aux Juifs de cesser de répéter et de ressasser les événements liés à la Shoah.

Ce sont sans doute toutes ces incohérences qui ont conduit de nombreux jeunes et des moins jeunes à quitter l’Université Cheikh Anta Diop en plein discours du Président français.

D’autant plus que par ses contrevérités historiques énormes, Nicolas Sarkozy était en train de salir la mémoire de ce Grand Africain dont l’université porte le nom.

D’autant plus que Nicolas Sarkozy a également choisi ce lieu pour prendre à témoin le premier Président du Sénégal, le gravement aliéné culturel Léopold Sédar Senghor qui a combattu Cheikh Anta Diop toute sa vie durant.

La jeunesse africaine sait enfin que la colonisation est un autre grand crime contre l’humanité et que ce crime est imprescriptible.

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14 novembre 2007

Comment caresser une femme,en parcourant 21 départements français ?

Il faut d'abord s'en faire une Allier,

s'assurer qu'elle est Seine

et bien en Cher

et que Savoie vous séduit.

Lorsqu'on sent son Eure venue,

on commence par lui caresser le Haut-Rhin

puis on descend vers le Bas-Rhin.

On contourne alors l'Aisne

pour entrer dans

la Creuse.

La, ça se Corse,

on trouve quelque chose de bien Doubs.

Sans perdre le Nord,

et pour gagner ce Paris,

on attend que ça Vienne

et si on ne se débrouille pas comme un Manche,

on peut entrer en Gard

et y rester jusqu'à l'Aube.

En Somme, il ne s'agit Pas-de-Calais

ni de s'endormir comme un Loire

si l'on veut devenir un Hérault…

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Venance Konan (Journalitse-écrivain): “Quand on refuse on dit ‘non’

Commençons par rendre justice au peuple sénégalais. Il y a quelques jours, dans ces mêmes colonnes, j'avais écrit que le président Wade avait décidé de diminuer les salaires des fonctionnaires sénégalais et qu'il ne s'était rien passé, et qu'il ne se passera rien. Eh bien, non ! Il s'est passé que le président Wade a dû retirer sa mesure de ponction des salaires. Parce que tout le monde au Sénégal lui a dit non. Les Sénégalais n'ont pas attendu qu'une ou deux personnes disent tout haut ce qu'ils pensaient tous tout bas. Ils se sont tous exprimés, dans les journaux, dans les radios, sur les chaînes de télévision, dans des réunions, dans des meetings, dans les rues. Les chefs de partis, les syndicalistes, les associations, les ONG, les simples citoyens, tout le monde s'est exprimé pour dire " non " à la mesure du président Wade. Et il a entendu le message. Il y a quelque temps, j'ai rencontré un confrère et ami burkinabé, et je lui ai demandé comment les choses se passaient pour les journalistes dans son pays. Il m'a dit " Blaise nous a foutu une paix royale, à cause de l'affaire Zongo. Parce que chaque jour que Dieu fait, que ce soit dans le pays ou à l'extérieur, quelqu'un lui rappelle qu'on n'a pas encore jugé les assassins de Zongo et qu'on attend qu'il le fasse. Donc il ne peut plus se hasarder à embêter un journaliste, et nous, on lui dit tout ce qu'on veut. " En Côte d'Ivoire, au début de cette crise, un escadron de la mort a assassiné le docteur Benoît Dacoury-Tabley, le comédien Camara H, l'homme politique Emile Téhé et plusieurs autres anonymes. Qu'avons-nous fait pour exiger que l'on retrouve les assassins et que justice soit rendue à toutes ces personnes lâchement assassinées, et surtout pour que ce genre d'escadron de sévisse plus ? Qu'ont fait les artistes, les médecins et tout le reste des Ivoiriens pour que justice soit faite ? Il a fallu que ce soit des voix à l'extérieur qui menacent certaines personnes de justice pénale internationale pour que ces escadrons arrêtent leurs sinistres activités. Depuis lors, que faisons-nous ? Rien. Nous avons tout oublié. En mars 2004, des prétendues forces parallèles ont tranquillement assassiné plus de 120 personnes accusées d'avoir voulu manifester, droit qui leur est pourtant reconnu par la constitution. Qu'avons-nous fait pour exiger justice ? Rien. Nous attendons que ce soit la communauté internationale qui le fasse. Qu'ont fait nos leaders politiques de l'opposition dont on dit qu'ils ont des relais puissants à l'extérieur pour sensibiliser le reste du monde sur ce massacre ? Nous, nous ne sommes même pas capables de commémorer l'anniversaire de ce massacre, pour le rappeler aux Ivoiriens et au reste du monde.
Faut-il s'étonner qu'après cela des étudiants de la FESCI pendent publiquement un de leur camarade, Habib Dodo, violent une de leurs camarades, sans rien craindre ? Ils l'ont fait. Qu'avons-nous fait pour exiger justice pour ce jeune garçon et cette jeune fille ? Rien. Et rien n'a été fait pour sanctionner les assassins que tout le monde connaît. Alors, en toute logique, des gardes républicains se sont permis d'enlever et de tuer Badolo, le jardiner de M. Ouattara. Nous avons tous fait comme si nous n'avions rien vu. Et aucune enquête n'a été menée pour chercher et arrêter les assassins de cet homme que tout le monde connaît. Et c'est dans la même logique de l'impunité érigée en règle de gouvernement que l'on a brûlé des écoles, des centres culturels, que l'on assassine toute l'intelligence de ce pays, que l'on a fait venir des déchets toxiques pour tuer les Ivoiriens afin de s'enrichir avec leurs cadavres, que l'on fabrique des faux billets pour tuer ce qui reste de l'économie du pays, que l'on continue de tuer, de piller le pays du nord au sud. Tant que le peuple ivoirien ne dira pas fermement " non ", on continuera de le voler, de le violer et de le tuer. Les partis politiques se sont finalement réveillés. Saluons le courageux discours du président Henri Konan Bédié à Koumassi. Saluons les courageuses interventions du premier ministre Alassane Dramane Ouattara, du ministre Alassane Salif N'diaye, du député Alomo, du jeune Assalé, de la jeune Christiane Djahué, de Guy Charles Wayoro. Mais tout cela ne produira d'effets que lorsque l'ensemble des Ivoiriens se sera levé pour dire " non " de façon ferme à la dictature qui les avilit. A Bouaké, les populations pillées, spoliées et réduites à la misère se sont levées pour crier leur ras-le-bol. Elles n'ont pas eu peur des fusils. Qu'attendent les enseignants pour signer par exemple une pétition afin que celui qui a fait brûler des écoles et des centres culturels tout en couvrant des étudiants assassins ne puisse pas être reçu à l'UNESCO ? De quoi ont-ils peur ? Qu'attendent les fonctionnaires pour dire non à la réduction de leur pouvoir d'achat à travers l'augmentation des impôts ? Qu'attendent les associations de parents d'élèves pour exiger que la FESCI mette fin à ses crimes contre l'école et contre les élèves et étudiants ? (…) Et nous, allons-nous continuer d'accepter en silence que l'on joue ainsi avec nos vies, nos dignités, l'avenir de nos enfants, de notre pays jadis si prospère et respecté ? Allons-nous laisser tranquillement M. Gbagbo qui a fini son mandat depuis longtemps s'éterniser au pouvoir sans notre avis ? A quoi servent finalement les mille et un syndicats, associations, ONG et autres regroupements ? A enrichir seulement leurs leaders ? Eh bien, qu'ils sachent que c'est leur pays que l'on tue. Et lorsque la Côte d'Ivoire aura été rabaissée au rang des pays comme la RDC, le Liberia, la Guinée-Bissau ou la Centrafrique, on verra bien à quoi leur aura servi leur enrichissement. Quand on refuse, on dit " non ", a dit Laurent Gbagbo. Tant que les ivoiriens ne diront rien, cela voudra dire qu'ils acceptent la déchéance à laquelle les voue le pouvoir de Laurent Gbagbo.
Venance Konan

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06 novembre 2007

les aventuriers de l'arche perdu

Journalistes baillonès, journalistes enchainès, journalistes enfermès !Tel est le sort reservè aux journalistes africains mais pendant ce temps monsieur sarkozy président de tous les francais,vient en sauveur, vient liberer ses propres journalistes au tchad au nom de la libertè de la profession de journaliste et ceci peut etre pour faire la leçon à ses homologues africains qui se font la competition d'emprisonnement de journalistes. Mais une fois ces journalistes liberès , reste la grande question quel sort reservè aux aventuriers de l'arche de zoè et on peut aller plus loin même dans l'appelation tout simplement quel sort reservè aux  preneurs d'otages d'enfants tchadiens? A mon sens la plus grande severitè puisse que c'etait une operation d'enlèvement d'enfants précedé de dol (en preuve le document de M6 de dimanche soir ou on voyait une simulation d'operation sanitaire avec des bandages tachetès de betadine ou des fausses perfusions.Franchement en tant que africain je m'emeus. En plus  parait-il que la plupart des enfants avaient des parents bien vivants et que les membres de children rescue ont pretèxtè qu'ils allaient les scolarisès (metamorphose de l' arche ). A l' heure actuelle on attend de la  part de la justice tchadienne la plus grande severitè à l'encontre de ces ressortissants francais et qu'elle ne se dessaisise au profit d'une justice francaise qui on le sait commence a invoquer par le biais de sarkozy des accords d'extradition qui on le sait ne marchent que dans un sens. On attendra de l'opinion publique tchadienne qu' elle ne sombre pas dans la caricature et dans la connivence incarnèes par le president DEBI.
Mama Afreeca

Posté par kourou à 23:44 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vous avez dit critiques

Est-ce le retour des censeurs de tout calibre!!! Quand les personnes promptes à la critique hier se mue en fossoyeurs de la liberté de la presse. Et ben oui c'est le triste spectacle que nous donne depuis quelques temps nos dirigeants. Vraiment ça les agace hein qu'on n'ait pas la même vision qu'eux. Eux qui savent tout, qui maitrise tout. Ces grands champions de la politique politicienne.
Les pseudos- intellectuels n'ont qu'à bien se tenir au risque de se voir recadrer. Les maîtres d'aujourd'hui qui espèrent être les maitres de demain et de toujours n'ont encore rien compris.Ils prennent leurs rêves pour de la realité.
Le temps de grâce est terminé et face à l'incompétence notoire et l'amateurisme dans la gestion des affaires de l'Etat, nous ne pouvons restés muets. La loi de l'omerta est abolie et vive l'insurrection intellectuelle. Censurer autant que vous le pouvez et emprisonnez s'il vous est loisible de le faire des nouvelles voix naitront de toute part pour denoncer vos incuries.
Ne dit-on pas que la critique est constructive, que ceux qui ont les oreilles pour entendre entendent!!!

Posté par kourou à 13:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2007

salut à toi l'ami Venance

Le droit est par nature abstrait. Pour la conformer à à la réalité c'est à dire passé de l'abstarit au concret, il convient de l'exercer.Et dans cette exercice seuls certains hommes courageux et surtot talentueux osent franchir le pas.
Monsieur Venance Konan fait sans aucuns doute part de ces eveilleurs de conscience que compte notre continent.
Saches Venance qye la jeunesse africaine eprise de libert et de changement veritable de mentalité te soutient dans ta lutte.
Et même si tu devais etre arrêté ou que malheur(je touche du bois) t'arrivé, saches que d'autres Venance Konan referont surface avec une verve aussi percutante que la votre.
Gbagbo et sa marrionnette Soro le rebelle doivent comprendre que trop c'est trop. L'incurie et le manque d'ambition ne doivent pas etre le moteur de nos pays. Sale temps pour les dictateurs et autres petits roitelet! La récréation a assez duré.
Vous ne pourriez plus continuer à voler impunement nos braves paysans, contraindre votre jeunesse à l'exil et celà de la façon la plus perilleuse.
L'ecole a assez d'etre pris en otage par des pseudos syndicalistes qui en realité ne sont qu'une milice equipée et soutenue par un pouvoir haï et réjété par une majorité de la population.
J'aimerai aussi lancer un message à la population africaine en generale et à la population ivoirienne en particulier que tout changement necessite un sacrifice et une lutte. Mais il ne faudrait surtout pas attendre par lutte une quelconque incitation à laviolence ou à l'insurrection.
Ce que je demandes plutôt, c'est une insurrection intellectuelle. Tous à vos ordinateurs, et à vos plumes. Inondons les boites mails des differentes publications de nos contributions. Ecrivons des ouvrages, des essais et que sis je encore.
Car nous avons la chance d'etre les temoins privilégiés de notre histoire. Vous le savze certainement c'est grâce à des auteurs comme Victor Serge dans son ouvrage l'an I de la revolution qu'on a pu decouvrir toutes les ignomnies et les atrocités du regime stalinien.
Peuple d'Afrique et de Côte d'Ivoire faites de la liberté d'expression une realité. Sortez de vos torpeurs. Gbagbo et sa clique ne peuvent rien vous faire. Vous ne faites aucun mal. Etst ce parler ça tue même.
Soyons un petit peu coutaguex et arrêtons l     poitique de salons de nos opposants viellots et depassé par les evenements, c'est celà aussi defendre la souverainté et l'independance de son pays contre les occidentaux car peut etre vous ne saver ceratinement pas que les meilleurs specialistes et les meilleurs ouvrages sur la crise en Côte d'Ivoire ont ete ecrit par des Français.
En bon entendeur salut et tous à laeroport pour accueillir le hero national Venance.

Ton ami kourouma à Paris

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29 octobre 2007

Pour un premier message, mon texte consistera en un rapide tour d'horizon de mes preoccupations essentielles pour le peuple africain.
S'il y'a une chose qui me tarraude l'esprit et m'empêche quasiment de dormir c'est l'insalubrité de nos villes africaines.
Mes detracteurs trouveront peut être à me dire que j'ai trop duré dans le pays des blancs et que je suis loin des réalités africaines.
Ils ont sans doute raison, mais pour leur gouverne, je repondrai que si les occidentaux ont par une veritable volonté politique reussi à mettre au coeur de leur vie politique l'écologie pourquoi pas nous?
L'afrique n'est elle pas la mère de toutes les civilisations. Nous Africains avons une telle chance que nous ignorons.
Nous avons un passé, un present que nous vivons maintenant et aussi et surtout le futur car aspirant au developpement l'occident consiste si besoin etait de le rappeler ce vers quoi nous tendons inexorablement.
Nous nous devons donc d'éviter toutes les erreurs de ce passé qui est notre present afin de nous epanouir dans un futur radieux.
Le temps est venu de prendre conscience de notre cadre de vie qui se degrade de jours et qui amène son lot de maladie.
Mais bon, le sommeil se faisant sentir, nous continuerons notre causerie demain
Que Dieu benisse l'Afrique.
Kourou

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